L’inspecteur de police Bertrand Caroy sort sa biographie, “Dans l’angle mort” : “Je me suis livré comme jamais”

Le policier évoque sa vie privée, son métier, ses passions mais aussi ses drames.

© Emeline Berlier

Il est probablement le policier le plus connu du Royaume. Sa vie est désormais couchée sur papier. Ce mercredi 10 mai, Bertrand Caroy a sorti son premier livre.

Une autobiographie intitulée “Dans l’angle mort”, dans laquelle il aborde son enfance, ses drames, son métier de policier au sein de la zone de police boraine, les interventions dont il n’est pas sorti indemne ou encore sa passion pour la moto. Une façon pour ce dernier de se livrer comme jamais.

”Ça faisait un petit moment que j’avais envie de mettre tout cela par écrit. Je pense que cela va permettre aux gens d’en apprendre plus sur moi et donc de mieux comprendre pourquoi je suis à ce point impliqué dans le domaine de la sécurité routière”, explique Bertrand Caroy, responsable du service circulation routière au sein de la zone de police boraine. Entre les premières discussions, les premiers contacts officiels et la parution de l’ouvrage, deux ans se sont écoulés.

”Je n’ai jamais cherché à être connu”

Pour l’inspecteur, il s’agit d’une nouvelle aventure et de la découverte du monde de l’édition. “Entre l’auteur Pierre Danvoye et moi, le contact est rapidement passé. C’était important car j’allais lui raconté ma vie. Au final, il a enregistré près de 20 heures d’interview et en tire un livre divisé en 13 chapitres.” La préface est quant à elle signée par le journaliste Michaël Miraglia.

”Je n’ai jamais cherché à être connu, mon rêve était simplement d’être policier. Lorsque j’ai commencé à rédiger des articles de sécurité routière, à tourner des émissions, ma seule volonté était de faire passer un message. Je n’ai pas la prétention d’être plus intelligent qu’un autre, de mieux faire mon boulot que mes collègues. Je souhaite simplement faire prendre conscience aux gens des dangers de boire au volant, de consommer de la drogue, de ne pas respecter le code de la route.”

Ces dangers, Bertrand Caroy les connaît malheureusement trop bien. Alors qu’il n’avait que sept ans, son grand frère était percuté et tué par un chauffard ivre. “C’est toute une famille qui a été brisée ce jour-là. La vie peut basculer du jour au lendemain, il ne faut pas penser que cela n’arrive qu’aux autres. Le policier n’a pas pour mission de réprimander, de verbaliser à tout prix et d’aller chercher de l’argent dans le portefeuille des gens mais nous l’espérons, de sauver des vies. J’essaie, à ma hauteur, de sensibiliser et de renouer le contact entre le citoyen et la police alors que ces dernières années, le fossé s’est creusé.”

”Je suis comme les gens me voient à la télévision”

Désormais connu et reconnu, l’inspecteur compose avec les félicitations et les critiques. “Les gens sont généralement très sympathiques à mon égard, ils sont nombreux à saluer le travail effectué par nos services. Les critiques, je n’en tiens pas compte. Je trouve que pour critiquer quelqu’un, il faut d’abord le connaître. Via ce livre, les gens en sauront un peu plus sur moi et accorderont peut-être un peu moins de crédit à des choses qui sont fausses.        Ils verront peut-être que je ne joue pas un personnage. Je suis comme ils me voient à la télévision, je n’ai pas du tout deux visages.”

Ce premier livre sera-t-il le dernier ? Bertrand Caroy ne ferme aujourd’hui aucune porte. “On dit souvent qu’écrire une autobiographie, c’est l’aboutissement d’une vie. Je suis fier, personnellement, d’avoir osé me livrer de cette façon. Aurais-je envie de renouveler l’expérience ? Peut-être quand je serai pensionné, peut-être pour donner des conseils aux familles sur la sécurité routière. On verra.”

”Dans l’angle mort” est disponible depuis ce mercredi 10 mai dans les librairies et sur différentes plateformes de vente en ligne, notamment Amazon. Sorti aux éditions Kennes, l’ouvrage devrait connaître un joli succès, l’attente étant au rendez-vous auprès du “fanclub” de Bertrand Caroy.                                                                                

De son côté, la maison d’édition carolo, actuellement en procédure de réorganisation judiciaire, devrait en tirer profit. Et peut-être éviter la faillite ?

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