L’humoriste et acteur Guy Bedos nous a quittés à l’âge de 85 ans.

Télé Loisirs

Guy Bedos, empêcheur de tourner en rond, célèbre pour ses coups de gueule et ses sketchs cinglants, aura participé à la vie médiatique française depuis les années 1960.

Guy Bedos n’est plus. L’humoriste, adepte des coups de gueule, vient de nous quitter. C’est ce que vient d’annoncer son fils Nicolas sur son compte Instagram. Né à Alger le 15 juin 1934, Guy Bedos grandit dans une famille pied-noir d’ascendance espagnole, avec un père arabe et une mère juive. A la suite de la séparation de ses parents, le jeune homme vit avec sa mère et son beau-père, qui tient une scierie dans l’Algérie française. Il avouera dans ses Mémoires d’outre-mère que les relations avec eux étaient difficiles. A 15 ans, il arrive à Paris, puis étudie à l’école de la rue Blanche, connue aujourd’hui sous le nom de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre. Dans les années 1950, il commence à jouer sur les planches, dans des pièces telles que Monsieur Chasse de Georges Feydeau, et au cinéma.

En 1954, Guy Bedos effectue ses premiers pas sur grand écran avec le film Futures Vedettes de Marc Allégret. Il tourne ensuite dans Les Tricheurs de Marcel Carné (1961), puis en 1962 dans Ce soir ou jamais de Michel Deville et Le Caporal épinglé de Jean Renoir. Trois ans plus tard, on le retrouve dans la comédie d’Yves Robert, Les Copains, où il partage l’affiche avec Philippe Noiret et Pierre Mondy.

Parallèlement, Guy Bedos débute aux côtés de Barbara une carrière d’humoriste dans les cabarets, où il peut laisser libre cours à son ton caustique. Il est ensuite en duo avec Sophie Daumier, qu’il épouse en 1965, avant de se lancer en solo à leur séparation, en 1977.

Côté cinéma, Guy Bedos retrouve Pierre Mondy sur le film Appelez-moi Mathilde, ou chez Claude Berri dans Le Pistonné. Sa consécration, il la doit à Yves Robert, qui le fait tourner en 1976 dans Un éléphant ça trompe énormément, puis l’année suivante dans Nous irons tous au paradis. Dans les années 1980 et 1990, Guy Bedos se consacre à la scène, montant de nombreux spectacles dans lesquels il épingle les politiques d’un humour provocateur. Il est toutefois à l’affiche de deux films signés Michel Drach (Sauve-toi, Lola et Il est génial papy !). Quelques années plus tard, l’acteur reprend du service sous la direction de Patrice Chéreau dans Contre l’oubli (1991). La même année, il retrouve son complice Yves Robert pour Le Bal des casse-pieds. L’année suivante, il monte sur scène en duo avec Muriel Robin. Dans les années 1990, Guy Bedos joue aussi au théâtre dans Dérapage d’après Arthur Miller (1997) et s’affiche au cinéma dans Sous les pieds des femmes de Rachida Krim la même année.

Côté vie privée, Guy Bedos s’est marié trois fois et a eu cinq enfants, dont Nicolas Bedos (né en 1980), devenu un chroniqueur provocateur et un acteur, dans la veine de son père. Une de ses filles, Victoria Bedos, travaille aussi dans le monde du spectacle, en tant que scénariste et comédienne.

Dans les années 2000, Guy Bedos revient au cinéma dans son propre rôle pour le film de son ami Laurent Baffie, Les Clés de bagnole, puis dans la comédie La Jungle en 2006. L’année suivante, il participe au drame naturaliste Survivre avec les loups, de Véra Belmont. En 2011, Guy Bedos participe à la comédie Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde, de Stéphane Kazandjian, au côté de François-Xavier Demaison et Laurent Lafitte. Sa dernière apparition au cinéma date de 2012 dans Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin, où il donne la réplique notamment à Claude Rich et Pierre Richard. A la télévision, on avait aussi pu le voir dans la série Kaamelott d’Alexandre Astier, tenant le rôle d‘Anton.

L’acteur avait tiré sa révérence sur les planches avec le spectacle intitulé Rideau ! en 2012. Humoriste engagé à gauche, sans soutenir un parti en particulier, Guy Bedos s’est illustré durant toute sa carrière par ses prises de position : il défend Yvan Colonna en 2008, s’en prend violemment à Nadine Morano en 2013, milite aux côtés de l’association Droit au logement et devient membre du comité de l‘Association pour le droit de mourir dans la dignité.

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